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Originaire d’Okinawa,
le Karaté (mains vides) est un art martial dont l’éfficacité
a été prouvée, aussi bien au niveau de l’auto-défense
qu’à celui de l’épanouissement de la personne.
Le goju-ryu (école) est véritablement une « école de la vie » qui nous permet d’apprendre à nous sentir bien dans notre peau, sans crainte et sans arrogance. Pourquoi le karaté ? A chacun son ou ses motifs de départ, mais dans la progression se précise ce qu’apporte le karaté. Le karaté n’est pas un « sport », c’est une discipline, comme on parle de discipline à l’école, qui demande du travail, de la patience, de la rigueur, de la concentration, de la régularité et de la constance. Il est donc un véritable axe d’éducation dont les acquis s’étendent dans la vie quotidienne, bien au-delà de la dimension médiatique du «sport de combat». Il est cependant vrai que c’est un sport complet, car il fait travailler l’ensemble du corps, développe la musculature, fortifie les articulations, améliore la souplesse, l’endurance, la coordination et l’agilité, et entretient le système cardio-vasculaire. Mais cet aspect sportif n’est que l’un des aspects du karaté. Si sa pratique régulière et bien encadrée développe le corps, le karaté fait également acquérir un endurcissement mental progressif. A chaque entraînement, on lutte face à ses faiblesses, comme l’envie d’abandon devant la fatigue, la soif, la nécessité de rigueur, de concentration et de travail, l’appréhension d’un choc ou d’un petit bobo. Ce travail
a des répercussions dans la vie quotidienne et dépasse
largement le seul cadre du Dojo. On n’est pas karatéka
les lundi et mercredi soir, mais à chaque moment de la vie :
le karaté aide à faire face à toutes les situations
difficiles par le renforcement mental progressif qu’il a engendré. Le karaté est un art martial de défense, pas d’agression. Il ne s’adresse pas aux voyous qui cherchent à apprendre à se bagarrer pour enquiquiner le monde. Si quelqu'un cherchait à progresser avec un mauvais esprit, il serait rapidement freiné par la rigueur et les vertus mentales et morales qu’exige le karaté. Il serait surtout rapidement repéré et exclu du club. Il n’est pas nécessaire d’avoir un physique et un mental de James Bond pour accéder au karaté. Sa pratique développera des potentiels variables selon les individus, mais on s’imagine souvent que c’est une discipline exclusivement réservée à une élite. Cette vision des choses ne correspond absolument pas à la réalité, le karaté étant ouvert à tout un chacun. Il suffit d’adapter sa manière de s’entraîner conformément à ses possibilités, et surtout à ses attentes, vis-à-vis du karaté.
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| L'histoire
du goju-ryu
Le goju-ryu (go, « force », ju, « souplesse » et ryu, « école » ou « style ») est une forme de karaté. Ce style est avec le Wado-ryu, le Shito-Ryu et le Shotokan, un des quatre styles majeurs de cet art martial. Il a été initié par le maître Kanryo Higashionna (ou Higaonna) (1853 - 1915).
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| Les
premiers pas
En 1877, Kanryo Higashionna a 24 ans. Ce fils d'un marchand de bois de chauffage, passionné d'arts martiaux, s'embarque pour Fuzhou dans la province de Fujian en Chine. Il passe plusieurs années là-bas consacrant le plus clair de son temps à étudier avec plusieurs professeurs d'arts martiaux chinois. Un de ses premiers professeurs fut Ryoto, un professeur de kempo qui l'introduira auprès du maître de cet art Liu Liu Ko (parfois appelé aussi Ryu Ryuko, ce qui pourrait être en fait un surnom plutôt qu'un nom). On sait peu de chose sur Liu Liu Ko sinon qu'il était cordonnier et que Higashionna le citait comme quelqu'un d'extrêmement fort. Ce Maître enseignait une forme de boxe chinoise appelée le « style de la grue blanche ». En 1885 (?), Kanryo Higashionna retourne à Okinawa et reprend l'affaire familiale. Il commence aussi à enseigner les arts martiaux à Naha et dans les alentours. Il se distinguait dans son style par l'intégration à la fois de techniques go-jo (dur) et ju-no (souple) dans un système unique. Il devint tellement incontournable que le nom Naha-te finit par être assimilé à son enseignement. Higashionna (ou Higaonna) était connu pour son puissant kata sanchin (voir les kata du goju-ryu). Les étudiants racontaient que le sol en bois devenait chaud par l'ancrage de ses pieds. À sa mort, il laissera quelques rares disciples mais on compte parmi ceux-ci quelques-uns des maîtres les plus influents du karaté: Chojun Miyagi, Kyoda Shigehatsu, Koki Shiroma et Higa Seiko. |
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L'arrivée
du goju-ryu et du "karaté" au Japon Chojun Miyagi est assurément le maître qui a jeté au Japon les bases du goju-ryu et du karaté en général. Il ouvrit son premier dojo, Okinawa Karate Jutsu Kenkyukai. Son style se différencie de celui de son maître par l'introduction de techniques respiratoires issues du ch'an chinois. Ce concept a été développé au Japon sous le nom bouddhique de zen. La première démonstration publique de goju-ryu se déroula, peu de temps avant, en 1924 lors de la visite de Jigoro Kano (fondateur du judo) à Okinawa. Maître Kano est séduit par la pratique de Chojun Miyagi et fera plusieurs visites sur l'île d'Okinawa. Chojun Miyagi se mit alors à vouloir implanter le naha-te ou to-de , "la main de Naha" (puisque le nom de goju-ryu n'apparut que plus tard) au Japon et à le faire reconnaître comme étant une discipline « budo » au même titre que le judo ou le kendo. Il rejoignait alors le projet que Gichin Funakoshi caressait depuis 1922 sans trop de réussite. En 1928, Chojun Miyagi se rendit donc à Kyoto pour y étudier la possibilité d'étendre le « karaté » en région centrale du Japon. Il y effectua de nombreuses démonstrations, notamment dans les universités. Mais devant l'accueil très réservé du public, il comprit que la démarche de Gichin Funakoshi et la sienne ne serait pas fort aisée vu le caractère hermétique de la culture martiale japonaise. La reconnaissance du karaté comme étant une discipline « bushido » ne dépendait, en fait, de l'acceptation du Dai Nippon Butokukai, organisme d'État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. Le gouvernement militariste japonais avait réuni à l'époque dans cet organisme tous les plus grands Maîtres des différentes disciplines du pays. Il attendait d'eux la formation des pratiquants au seul esprit « bushido », et à cet esprit seulement. En 1929, le Dai Nippon Butokukai organisa une grande démonstration d'arts martiaux afin de célébrer l'avènement de l'empereur Showa. Chojun Miyagi chargea un de ses meilleurs élèves, Jinan Shinzato, de le remplacer. Lors de cet événement, les Maîtres japonais très intéressés avaient demandé à Shinzato comment se nommait le nom de son école. Ce dernier répondit : anko-ryu, ce qui signifie «l' école semi-dure ». Lorsqu'il retourna à Okinawa, il raconta cette histoire à Chojun Miyagi qui, fort amusé, décida d'appeler son style le goju-ryu : l'école (ryu) du dur (go) et du souple (ju). |
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L'essor En 1935, Chojun Miyagi se présenta pour l'examen officiel de Maître Bushido devant ces mêmes autorités du Dai Nippon Butokukai. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de Kyoshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de Karaté présentant cet examen. Tout était prêt pour l'arrivée du maître goju-ryu qui allait faire prendre à ce style un essor incroyable : Gogen Yamaguchi Yamaguchi est l'un des personnages les plus fascinants de l'histoire du karaté. Ses mouvements rapides et gracieux mais aussi sa position de combat préférée, Neko Ashi Dachi lui valurent le surnom de “chat”. Les contributions du Maître Yamaguchi au système Goju et au karaté en général sont considérables. Sous sa direction, l’ International Karate-Do Goju-Kai Association (I.K.G.A) a vu le jour. Yamaguchi a, de même, introduit les Kata Taikyoku au système Goju afin de préparer ses nouveaux étudiants à aborder des katas plus avancés. Il a également combiné karaté et pratiques spirituelles en incorporant le Yoga et le Shinto dans le goju-ryu. Maître Gogen Yamaguchi, 10e Dan, peut être considéré comme étant une véritable légende du karaté.
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| Les
grandes caractéristiques
Le goju est donc un style de karaté assez traditionnel qui marie des techniques issues de différentes écoles chinoises (kempo mais aussi pakua chan et grue blanche) ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux, le tout assorti de nombreuses techniques de projection et de luxation. Le goju-ryu abonde d'exercices influencés par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kansetsu-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles. Les exercices respiratoires et le travail sur l'énergie interne sont issus des traditions bouddhiques du karaté et du yoga. Le goju-ryu peut constituer à ce titre un remarquable travail sur soi, alliant exercice physique, et relaxation. |
GEKISAI DAI ICHI (Aller à l'attaque,frapper et détruire)
Le Kata Gekisai Dai Ichi fut créé par Chojun Miyagi en 1940 pour populariser le karaté. C'est un kata pour les débutants que l'on enseigne dans la plupart des variantes Gôjû Ryû. |
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GEKISAI DAI NI (Aller à l'attaque,frapper et détruire)
Comme le Kata Gekisai Dai Ichi, le Kata Gekisai Dai Ni fut créé par Chojun Miyagi en 1940 également pour populariser le karaté et fournir un kata aux débutants. C'est un kata requis pour la ceinture verte. |
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SAïFA (Déchirer et détruire)
Le Kata Saifa est d'origine chinoise. Il fut importé à Okinawa par Kanryo Higaonna. Il est requis pour la ceinture bleue.
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SEIYUNCHIN (Marcher loin silencieusement)
Seienshin est un kata chinois très ancien et ses origines proviennent probablement quand la Chine était sous la domination Hsing-I. Il incarne le lien entre le Goju et le style "Grue blanche" .Tous les mouvements sont effectués avec les bras. Aucune technique de pied n'est présente, une particularité peu commune dans les kata. |
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SANSEIRU (36 mains)
Le Kata Sanseiru contient des mouvements effectués dans quatre directions avec des techniques utilisées pour un combat proche. Il est requis pour tous ceux qui désirent passer leur ceinture noire 1re dan. |
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SEPAI (18 mains)
Ce kata d'origine chinoise est considéré comme étant le kata du Tigre. Il est aussi la suite de Seisan. Il possède nombre de mouvements de saisies pratiquées, entre autre, sur les bras. |
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SHISOCHIN (Lutter dans 4 directions)
Le Kata Shisochin est d'origine chinoise, il fut enseigné à Kanryo Higaonna par les Ryuku Ryu. On dit que c'était le kata favori de Chojun Miyagi. Il est caractérisé par beaucoup de coup de coudes réalisés mains ouvertes... ce qui leur donne plus d'amplitude. |
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SEISAN (13 mains)
Traditionnellement, le style Goju-ryu (Gôjû Ryû) dépend de plusieurs techniques qui comportent des saisies, pendant que l'on frappe l'adversaire aux points vulnérables de son corps. Le Kata Seisan est un parfait exemple de ce principe. Il contient 8 techniques de défense et 5 techniques d'attaque avec des changements de direction, d'où le nom de Seisan. La forme fait ressortir les caractéristiques d'un combat très proches, utilisant des techniques de frappe courtes et des coups de pieds bas afin de percer les défenses de l'adversaire. Seisan est un kata très important dans le style Gôjû Ryû. |
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KURURUNFA (Paix et tranquilité pour toujours)
Kururunfa est un kata avancé, ramené de Chine. Il comporte des mouvements d'esquive ( Tai Sabaki). On notera également la présence du coup de pied fétiche du Goju : kensutsogeri. Ce coup de pied est pratiqué sur le genou de l'adversaire. |
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SUPARINPEI (108 mains)
Suparinpei a un sens très spécial dans la religion Bouddhiste. Il représente les 108 passions du diable. Dans les temples bouddhiste, 108 coups de cloches retentissent le 31 décembre à minuit, afin de chasser les mauvais esprit. C'est le kata le plus long du Gôjû Ryû et assurément le plus beau. |
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SANCHIN (Les 3 batailles)
Sanchin fut importé de Chine par Kanryo Higaonna. C'est le kata le plus important et représente le style Goju-Ryu. Le chiffre trois est appliqué aux 3 batailles incarnées dans ce kata: celle du corps, celle de la mémoire et enfin celle de l'esprit. |
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TENSHO (Les mains fluides)
Tensho fut créé par Chojun Miyagi. C'est une combinaison de mouvements de mains souples et fluides, avec une forte tension dynamique en fin de mouvement, une respiration profonde et une force de concentration dans le Tanden ( point de force ). C'est un Kata caractéristique du style Gôjû Ryû. |
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| Sources des textes : wikipedia |
heiko-dachi pieds parallèles écartés de la largeur des épaules, genoux légèrement fléchis |
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musubi-dachi Talons ensemble, pieds formant un angle de 90°, genoux légèrement fléchis, corps droit, fesses et menton rentrés. Musubi dachi est la position de salut adoptée en début et en fin d'exécution des kata ainsi que pour certains salut debout. |
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sanchin-dachi Un pied devant, l'autre derrière. Pied avant légèrement à l'intérieur. Pied arrière dans l'axe. Les deux genoux fléchis sur le pied correspondant. Sanchin dachi est une position assez typique du style Goju-ryu qui a été reprise, parfois avec des variantes dans les autres styles. Elle est particulièrement adaptée au combat rapproché et, par une forte emprise au sol, permet des blocages en force. |
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zenkutsu-dachi C'est la positon de combat la plus connue. Elle offre une grande stabilité pour toutes les attaques ou défenses frontales. Le poids du corps porte de 60 à 70 % sur la jambe avant qui est fortement fléchie (le tibia est pratiquement vertical). la jambe arrière, tendue et contractée forme un angle d'environs 45° avec le sol. L'écart latéral entre les pieds peut varier mais équivaut généralement à une largeur de hanches. Genoux du pied avant tombant sur la naissance des orteils. |
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shiko-dachi Les deux pieds écartés latéralement, entre 60 et 80 cm. et à 45° Les genoux bien fléchis, le torse droit, les fesses et le menton rentrés. |
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nekoashi-dachi Neko ashi dachi est une posture de défense ou d'attente qui permet de placer très rapidement une contre attaque ou un coup d'arrêt de la jambe avant.La jambe arrière, fléchie, supporte presque tout le poids du corps. Le pied arrière est ouvert. |
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Vidéo (saifa)